
Interview : Katie Kolodinski, directrice de la création

Parle-moi de toi!
Je m'appelle Katie Kolodinski. Je suis australo-canadienne. J'ai grandi dans une petite ville de l'Ontario, puis j'ai déménagé en Australie à 18 ans. Après 17 ans en Australie, j'ai décidé qu'il était temps de revenir, alors ma famille et moi sommes rentrés au Canada l'année dernière.
Je suis le fondateur et directeur créatif de Silk Laundry, que j'ai lancé en 2015.
Je suis également maman de 2 enfants.
Quel a été votre parcours professionnel pour vous mener à la création d’une marque ?
J'ai obtenu un diplôme en psychologie, mais je n'y étais jamais vraiment attaché. Après mes études, j'ai continué à étudier différents domaines créatifs pour trouver ma voie. J'ai étudié la dorure, j'ai travaillé le week-end avec un ami comme encadreur d'œuvres d'art à Sydney. J'adorais travailler à la main pour tendre des toiles. J'ai étudié l'illustration de mode et la couture industrielle, la fleuristerie, la décoration d'intérieur et j'ai travaillé de nombreuses années dans le commerce de détail. J'adorais tout cela. J'adorais manager, trouver les personnes qui correspondaient à mes attentes et satisfaire les clients. Je pense que toutes les expériences de ma vie m'ont finalement menée là où je suis aujourd'hui.
Comment est née la marque ?
J'ai lancé Silk Laundry presque par accident, c'est arrivé de manière très organique, grâce à ma passion pour les belles choses et le design de qualité.
J'ai toujours eu une préférence pour les fibres naturelles plutôt que synthétiques, car elles sont bien plus agréables au contact de la peau. Je voulais créer de beaux vêtements, simples et bien coupés. Pour moi, la robe nuisette en soie était tout simplement le vêtement le plus parfait qui me soit venu à l'esprit, et c'est ainsi que Silk Laundry a vu le jour.
Qu'est-ce qui la différencie des autres entreprises de vêtements ?
Une certaine lenteur. Une façon de concevoir des vêtements durables. J'essaie de ne pas créer des pièces qui vieillissent de saison en saison. Mon objectif est de créer des pièces classiques que vous pourrez porter pendant des années. Nous accordons également une importance particulière au savoir-faire, aux matières et à la qualité de chaque modèle, ce qui nous distingue des autres.
Comment décririez-vous votre style personnel ?
Mon style personnel reflète mes valeurs : il est pratique, simple et sans contraintes, mais en même temps, j'aime la mode et ma garde-robe est très vintage, avec beaucoup de superbes pièces vintage et des pièces que je possède depuis très longtemps. J'aime repenser la façon de porter les choses pour qu'elles soient actuelles…
Quelle est votre philosophie de la mode ?
Ma philosophie personnelle de la mode est nourrie par mon appréciation de la qualité et de la beauté, qu'il s'agisse de la chaise, de la tasse à café ou du vase parfaits. J'adopte une approche réfléchie et minimaliste…
Chaque article que j'envisage d'acheter est toujours dans une perspective à long terme : est-ce que je le porterai dans 5 ou 10 ans ? Aujourd'hui, on parle de « slow fashion », mais pour moi, c'est toujours mon approche.
Ayant grandi dans une petite ville de l'Ontario, mes parents étaient tous deux d'origine est-européenne. Nous vivions dans une simplicité incroyable. L'idée de gaspiller ou de faire du superflu n'était pas envisageable pour moi. Je me souviens que mon grand-père disait : « Les chaussures chères sont pour les pauvres », ce qui correspondait à notre vision de nous-mêmes, et l'idée d'investir dans des produits de qualité me semblait tout à fait logique.



